Message d'erreur

  • Deprecated function : implode(): Passing glue string after array is deprecated. Swap the parameters dans drupal_get_feeds() (ligne 394 dans /srv/data/web/vhosts/3pco.metapierre.org/htdocs/includes/common.inc).
  • Deprecated function : The each() function is deprecated. This message will be suppressed on further calls dans _menu_load_objects() (ligne 579 dans /srv/data/web/vhosts/3pco.metapierre.org/htdocs/includes/menu.inc).

Un week-end à Loudun…

Un week-end à Loudun…. J’peux pas vous expliquer…. un week-end à Loudun, comment vous le raconter… Voyage…

Nous partîmes de bon matin, ou ce fut un soir, un matin, bref ce fut le premier jour...

3 Parisiens distingués partaient retrouver une jolie Loudunaise… Trois femmes, un garçon… La petite diligence, sur les beaux chemins de France, s’en allait en cahotant… voyageurs toujours contents, une jolie humanitaire, une femme à marier, un Jeune homme très distingué… pendant que l’un parlait, l’une rigolait, l’autre souriait, ou alors elle parlait, lui se trémoussait et la troisième minaudait…. La petite diligence…

Arrivés à bon port, plutôt la nuit… nous étions donc partis un soir… Oliver, Maieule et moi. La Brute, la Bonne, et la Bêtasse..

Accueillis par la Blonde locale, dans l’obscurité sordide du taudis à transformer en palais des mille et une nuits..

Venus de la Capitale pour patauger, former, monter… des briques, briquettes… qui allaient former les cloisons de cette petite maison de ville, destinée à accueillir un jour une famille dans le besoin..

De la terre, locale, brute et bien argileuse, veinée de bleu, de jaune et de rouge, de l’eau, de la ville, un peu de sable, fin, pour parfaire l’exfoliation de nos mollets pigeant la gadoue, la gadoue… les proportions se font au gré de la mise en œuvre, question de coup de talon pour écraser les mottes de glaise sorties des entrailles de la terre. En deux jours de travail assidu et acharné, nous arrivâmes à former quelque 200 briques, plus ou moins régulières, grâce au double moule en bois fabriqué par les blanches mains musclées de Delphine, notre maître es terre… et au jeter de motte que nous apprîmes à maîtriser d’heure en heure. Plus je jette la terre de haut, moins je m’abime le dos, mais plus je risque de la lancer à côté du moule ou de m’éclabousser ainsi que ce qui m’entoure, voire ceux qui m’entourent. Plus bas je la projette, plus sûr et précis est mon geste. Il est donc important de placer de personnes de petite taille à ce jeter d e terre, alors qu’au lancer de nain, mieux vaut être grand et fort pour une meilleure projection…. Tout cela étant très relatif, question d’échelle bien sûr.

Le plus compliqué fut certainement de monter les matériaux au 1er étage par la fenêtre. Faibles femmes que nous étions, combien nous fumes heureuses de compter sur la musculature vigoureuse de notre Olivier, accessoirisé ce week-end -là en Homme Banal, autrement dit Commun, ce qui n’a rien à voir avec un homme Normal, encore moins un président…

L’usage de ces briques ne se fera qu’en août, après le séchage quelques semaines de ces petits cubes de terre.

Nous repartîmes, heureux et légers de la mission accomplie, la Brute, la Bonne, et la moins Bétasse…

La petite diligence….sur les beaux chemins de France…s’en allait en cahotant….

Une petite infirmière, un Ingé qu’avait plus l’air, une Femme bien avertie, s’en retournèrent à Paris…

Toutes les photos du chantier

A propos de l’auteur

ECRIRE UN COMMENTAIRE